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Si, depuis ses origines, le hip-hop sénégalais a été marqué par une prédilection pour des thèmes comme le hip-hop lui-même, la pauvreté, la politique, la débrouillardise des jeunes, etc. Le Smurf, un des nombreux styles de danse debout dite Topdance , en sera le support de prédilection. Ces instrumentaux sont vendus dans des marchés comme celui de Sandaga au centre-ville de Dakar , sous forme de cassettes analogiques enregistrées. En abordant des thématiques politique, religion, économie, culture… qui intéressent différentes composantes générations, classes sociales, etc.

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Chronik 2H est un groupe qui existe depuis ' A la base on était trois cités Iso, RoZo et Bess. Après le départ de Iso, on s'est retrouvé à deux et K-Id qui était dans son groupe I-P, nous a rejoint parce que les membres de son groupe s'apprêtaient à s'expatrier aux états-unis et autres Ainsi on était trois jusqu'en '99 puis en on s'est retrouvé à deux puisque Bess devait partir aussi aux Etats-Unis.

Donc on a continué à deux et jusqu'à présent on aura sorti deux albums. En , on a sorti l'album intitulé "trop de choses à dire" et en on a voulu confirmer tout le bien que pas mal de gens disaient sur Chronik 2 H et sur le premier album ; on a essayé de le faire sous forme de "Hors-Série".

Alors moi c'est RoZo et je suis "lyricist" et fondateur de Chronik 2 H. K-Id est "lyricist" aussi et compositeur. K-Id a également bossé sur le dernier album de Duggy tee "Guem" ou il a signé certains titres.

Vous êtes sur la scène musicale depuis quelque temps, parlez nous de l'évolution de Chronik 2 H depuis les tous premiers pas dans le milieu du Hip Hop. On commencé avec le morceau qui s'appelle "Parti de Rien" et c'était en '99 et ça n'a pas était facile parce qu'on avait commencé dans les soirées "underground" de DJ Mataar qu'il organisait à l'Aldo club.

Et donc on essayait de s'insérer dans le milieu de la musique, ce qui n'était vraiment pas facile parce que à l'époque le rap français était très mal perçu ici au Sénégal. On essayait donc de s'impliquer dans des compil' ou à des concerts mais les gens ne considéraient pas trop notre type de musique car comme je disais, le rap français n'était pas bien perçu.

Mais au fil des années on a réussi à profiler ce style avec des textes assez profonds. Par moment et avec l'évolution, on arrivait à mettre un peu d'eau dans votre vin avec des morceaux beaucoup plus commerciaux pour le grand public. Au fur et à mesure, avec les compositions de K-Id, le groupe s'est donc fait une petite place. Au niveau underground, on a aussi essayé de faire des combinaisons avec d'autres artistes et ainsi on a réussi à évoluer jusqu'en où on a décidé de sortir un album.

Alors on s'est mit à écrire puis on a commencé à rentrer en studio la même année. D'un autre côté, chercher un producteur au niveau du Sénégal n'a pas du tout était facile non plus vu qu'il y avait toujours ce même handicap du rap français : on s'est souvent remis en question pour redoubler d'effort afin de sortir notre album.

Mis à part ce "handicap" du rap quelles autres difficultés avez-vous rencontré durant vos débuts? Alors déjà la première difficulté c'était de se faire entendre et de saisir l'attention du public vu que le rap en wolof est plus côté ici au Sénégal. Ensuite, il y a eu les difficultés financières bien sur pour les frais de studio, ce qui est un problème que rencontre la majorité des "HipHopeurs" ici, donc on s'est battu et avec de nombreux soutiens externes, on a réussi et on s'est auto produit.

Enfin, après la sortie de notre premier, on a eu un problème de boycott au niveau des radios mais heureusement certains gens nous ont fait confiance et ont osé mettre nos morceaux dans leurs émissions de HipHop.

Et donc voila les principaux obstacles que l'on a rencontré. Vous nous avez apporté l'album "Hors-Série", parlez nous de cet album. Quand on a sorti le premier album en , le problème principal était l'organisation vu qu'en évoluant en auto production on a pas une grosse structure derrière nous.

Donc on a fait les choses par nous même et, avec le collectif LZ3 derrière nous, on essayait de tout faire. A un moment, on s'est arrêté en se disant "mais là il y a un problème Ainsi on a décidé de prendre un manager, et on a signé avec quelqu'un qui travaille à One Prod qui s'appelle Gabin Bao. Une fois que l'on a commencé à travailler avec lui, tout est devenu beaucoup plus professionnel.

On se disait aussi qu'il fallait que l'on apporte un nouveau produit entre ses mains pour confirmer le premier album qui avait eu un certain succès mais assez limité. Il s'agissait surtout de ceux qui connaissaient déjà le parcours du groupe, qui nous avaient suivi depuis le début et qui avaient bien apprécié nos premiers produits. Albums La question était de savoir comment on all it faire pour organisertout ça. Alors ce que l'on s'est dit c'était de faire beaucoup de nouveaux morceaux et beaucoup plus riches en sonorité, c'est pour ça que l'on a essayé d'apporter des touches africaines dans certains morceaux comme "We Don't Need That" où on fait jouer la kora et dans "Pretty Woman" où on fait jouer les djembés.

Aussi notre manager nous a énormément encouragé à aborder des thèmes précieux et fédérateurs au niveau national et international. On a donc choisi de parler des thèmes sur l'unité africaine ou alors la féminité comme dans "Pretty Woman" où on a plutôt présenté ce coté matérialiste qui est l'une des spécificités de nos femmes ici au Sénégal et sûrement un peu partout. On a eu la chance par l'intermédiaire de notre manager de faire un duo avec Jacky des Neg' Marrons pour avoir une porté au niveau international.

Et bon c'est vraiment ce dernier élément qui fait la spécialité de ce "Hors-Série" afin d'ouvrir la musique de Chronik 2H sur l'international. Votre morceau "Toi ici, Moi Là bas" a touché de nombreuses personnes qui se sont sentis concernées, pourriez vous nous en dire un peu plus sur ce titre? Alors ce morceau c'est du vécu! A un moment donné, quand on venait de terminer l'enregistrement de 8 titres du premier album, K-Id devait aller en France pour y continuer ses études et beaucoup de gens se demandaient si on allait sortir cet album et moi en premier.

Je suis resté ici, je me suis posé beaucoup de questions pendant ces moments de doute et un soir je commençais à projeter et je me suis dit "Tiens ça c'est une situation qui m'interpelle car je suis ici alors que j'aimerais bien rejoindre K-Id là bas en occident pour pouvoir, entre guillemet, avoir la vie de rêve quoi".

C'est ce que je me disais au départ mais après quand il m'appelait, il me disait "Écoute mec, ici ce n'est pas facile contrairement à ce que tu crois, j'ai vraiment envie de rentrer et franchement ici c'est la merde surtout en tant qu'étranger. Je ne suis pas français mais plutôt sénégalais et beaucoup de choses m'incitent à rentrer chez moi". Et c'est de là je lui ai proposé d'écrire sur ce thème "Toi ici, Moi Là bas" et c'est parti ainsi, d'ailleurs c'est une situation que pas mal de gens vivent.

Vous nous parliez plutôt des nombreuses compilations auxquelles vous avez participé. Comment se sont déroulées ces collaborations? Comment avez-vous fait le choix des "featurings"? Dans le premier album "Trop de chose à dire" déjà ça c'est passé au feeling : il y a eu un featuring avec Styles qui fait parti du LZ3, un gars qu'on connaît depuis bien longtemps et qui a énormément de talent.

Il y a eu aussi Sista Diarra, une française qui vit à Paris et qui évolue dans une chorale de Gospel avec son groupe et qu'on a connu à travers le festival Unissons qui s'est passé ici à Dakar.

Dès qu'on s'est rencontré il y a eu la connexion, on est rentré en studio et on s'est dit pourquoi ne pas faire un morceau avec Sista Diarra donc on a fait le titre "Sans Frontière Ni Couleurs" où on parle de l'amitié. L'histoire c'est que K-Id fait souvent la navette entre Montpellier et Dakar et il est monté sur Paris où il a rencontré quelqu'un qui bossait avec Duggy Tee ; quand il est revenu sur Dakar, il m'a dit "faut qu'on essaie de rencontrer Duggy Tee Je lui disais "Duggy Tee on ne l'entend plus, on ne sait même pas s'il est toujours dans le mouvement Jacky des Neg' Marrons était venu sur dakar en Juin pour le festival Afrika Keur et comme il était déjà venu pour un concert de Neg' Marron en décembre , il avait eu à rencontrer notre manager Gabin Bao à travers les relations et quand il est revenu pour ce festival, ils se sont revus et Gabin lui a dit "je m'occupe d'un groupe qui prépare un album, ce sont de jeunes promoteurs qui éventuellement pourraient évoluer au niveau international Moi personnellement j'ai rencontré Jacky en studio alors qu'on lui faisait écouter le beat pour le titre "Le Signal".

Il devait rentrer le surlendemain sur Paris donc on a fait le morceau en 2 jours. Donc en gros voilà comment les featurings se sont passés.

Lorsque vous avez débuté votre carrière musicale, vous avez choisi de vous appelez Chronik2H. Expliquez la signification, l'origine et le "pourquoi" de ce nom? Nous ce que l'on voulait au départ avec Iso et Bess, c'était avoir une identité propre. C'est-à-dire à travers le HipHop, donner notre vision du monde dans lequel nous vivions et celà que ce soit ici au Sénégal ou au niveau international.

On voulait donner une vision du HipHop à travers de jeunes africains. Donc on est une chronique du HipHop d'où les 2 H qui veulent dire Hip Hop et Chronik pour la description des évènements selon l'ordre chronologique des faits. Donc c'est comme ça qu'on a combiné les deux et ainsi on a décidé de s'appeler Chronik 2H. En oubliant les dures réalités du quotidien, quel serait votre plus beau rêve musical?

Déjà ce serait d'avoir un plus de reconnaissance dans notre pays le Sénégal parce que c'est ici que nous évoluons. Ensuite au niveau international, avoir des opportunités que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou Canada, mais surtout dans la partie francophone car comme on connaît la philosophie du marché américain, "s'ils ne comprennent pas ils ne prennent pas! Oui bien sur, il n'y a aucun souci pour ça. On a fait une longue route avant de sortir ces deux albums et si tout se passe bien on a même l'intention de s'investir ensemble pour créer notre propre label panafricain qui va donner la chance a ceux qui n'ont pas eu les même opportunités que nous avons eu.

On a eu la chance d'avoir beaucoup de soutien comme celui de nos parents et tout donc on n'était pas totalement démunis. On a nos connaissances et nos études donc cette chance nous a beaucoup aidé. Je trouve qu'il y a énormément de talents au niveau africain et j'espère que l'on pourra donner la chance aux jeunes comme nous pour pouvoir évoluer.

Ensuite, étendre nos activités pas seulement dans la musique mais par exemple dans le Street Wear car c'est un projet que l'on veut mettre en place depuis un moment et on a pas encore eu l'opportunité de développer cette branche pour le moment. Et bon comme on dit "Sky's the limit" donc on ne sait pas mais on verra bien jusqu'où on ira. Que pensez vous du mouvement HipHop local? Quel est son avenir? Je vais parler honnêtement en ce qui concerne le Sénégal parce que c'est ce que je connais le mieux.

Alors au Sénégal il y a beaucoup de talents mais malheureusement il n'y a pas assez de structures, il y a des problèmes au niveau de la communication, du financement et ceux qui ont compris que la musique allait avec le business ne sont pas nombreux ici.

D'ailleurs je ne peux citer que deux groupes qui sortent la tête de l'eau et c'est PBS radikal à travers Awadi ou alors Daara J. Donc il y a des problèmes de structure, de financement, d'organisation et de communication. Et je pense que tant que ces éléments ne seront pas inclus au sein du HipHop sénégalais, il y aura une marge d'évolution très faible. Malgré le nombre important de talents qui existe ici, les choses vont évoluer très lentement si nous n'arrivons pas à incorporer ces éléments dans la musique.

L'avenir du HipHop africain et sénégalais dépend énormément de ça. Quelles sont vos impressions à ce sujet? Ca fait énormément plaisir et c'est un très bon début de reconnaissance. Si on est nominé aux HipHop Awards qui représentent un élément fort du HipHop sénégalais et de la vie culturelle au Sénégal, celà veut dire que l'on ne passe pas inaperçu. On verra bien le 4 Décembre car ça se passe à travers un jury d'animateurs radio et de DJ's.

Racontez nous les meilleurs souvenirs de Chronik 2H. Les meilleurs souvenirs remontent au début de l'aventure quand on était insouciant et qu'on avait la haine. Aussi, l'enregistrement du premier album s'est déroulé dans une ambiance incroyable. On ne réalisait même pas que l'on était entrain d'enregistrer l'album mais à un moment on s'est ressaisi et on a décider d'y mettre beaucoup de sérieux.

Sinon voilà en gros c'est ça, dans mon souvenir, le départ c'était vraiment bien. Parles nous de Chronik 2H en dehors de la scène? Je vis ici à Dakar, toute ma famille est en France seulement ma grand-mère est ici avec moi. K-Id a fait des études en audio-visuelle du côté de Montpellier et depuis qu'il a fini il est ici avec sa famille à Dakar.

C'est le benjamin de sa famille, il a 22 ans et il est à fond dans le HipHop aussi. Il construit aussi beaucoup de sites internet pour de nombreux artistes ici comme celui de Duggy Tee et bien d'autres. Pour les sénégalais qui liront cette interview, je leur demanderai de ne pas pirater et plutôt d'acheter les albums car c'est un minimum pour l'artiste et le mouvement.

Si tu kiffes le morceau, va acheter l'album car franc c'est rien.

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